Campitello a un parking, et un seul. Il s’ouvre en contrebas de la route, à 522 mètres, au-dessus du hameau de Panicale, et c’est de lui que part le sentier de la Madonna. La voiture s’y laisse et n’en bouge plus : le reste du village se visite à pied, faute d’autre solution.
Les 8,22 km² de la commune sont classés en totalité en forêts et milieux semi-naturels. Sur le terrain, ça veut dire aucun commerce et aucune pompe à essence. La première station est en bas, au bord de la RN 193, à quinze kilomètres et vingt-trois minutes du parking.
Viser le bon Campitello : deux destinations qui n’en sont pas
Il existe en Corse une autre Campitello : une plage, sur la commune d’Olmeto, dans le golfe du Valinco. Cent kilomètres à vol d’oiseau, cent soixante-quatorze par la route, près de trois heures de conduite. Une destination validée trop vite y envoie sans prévenir.
Le second piège est bien plus près, et il trompe surtout ceux qui ont réservé une chambre. L’hôtel-restaurant Accendi Pipa porte l’adresse de Campitello alors qu’il se trouve au bord de la nationale, quatre cent quatre-vingts mètres plus bas, à seize kilomètres par la route. L’établissement écrit lui-même en capitales qu’il ne faut pas monter au village.
Le point à viser est le parking : 42,52735 de latitude, 9,31619 de longitude. Les deux routes qui y conduisent, l’une par Volpajola, l’autre par Bigorno, sont décrites à part.
| Ce qu’on vise | Ce que c’est | Du parking |
|---|---|---|
| 42,52735 · 9,31619 | le parking du village, à 522 m | le bon point |
| Campitello, Olmeto | une plage du golfe du Valinco, en Corse-du-Sud | 174 km, près de 3 h |
| Accendi Pipa, Campitello | un hôtel au bord de la RN 193 | 16 km, une demi-heure |
Le parking du village, en contrebas de la RD 7
L’aire fait mille cinquante mètres carrés : une bande d’environ soixante-dix mètres de long sur une douzaine de large, taillée en terrasse dans la pente, ouverte sur la vallée du Golo. C’est la seule aire de stationnement de la commune, hameaux compris, et elle sert aux habitants autant qu’aux visiteurs.
Elle n’est pas au bord de la départementale. La RD 7 passe au-dessus et traverse le village sans le desservir ; le parking, lui, s’ouvre sur le Chjassu di u Panicale, la voie communale qui descend vers le bas du village. En montant, on le découvre en contrebas de la route, et il vaut mieux lever le pied pour ne pas le passer. Une fois garé, on remonte à pied sur la route. Le village commence là.
À 522 mètres, le parking est plus haut que Panicale, cinq cents mètres, et plus bas que Bagnolu, cinq cent quatre-vingts. Il occupe le milieu du village, pas son entrée.
Ce qui se règle avant de couper le moteur
Le plein se fait dans la vallée, avant de monter. L’oubli se paie trois quarts d’heure de route et trois cent soixante-dix mètres de dénivelé à reprendre, et personne ne s’y résout de bon cœur en fin de journée.
L’eau se prend au véhicule elle aussi. Rien ne se boit sur le sentier de la Madonna, et la source des rochers ne compte pas comme un ravitaillement : elle coule de la pierre, personne ne la capte, personne ne l’analyse. Un litre par personne pour une heure de marche semble large. Ça ne l’est pas en juillet, où la remontée se fait d’une traite.
Le bas du village ne se fait pas en voiture
La fiche du sentier publiée par l’office de tourisme Marana-Golo le dit en trois mots, au moment de dépasser l’église : « cul-de-sac pour les véhicules ». C’est la phrase la plus utile du descriptif. C’est aussi celle qu’on lit une fois engagé.
Le Chjassu di u Panicale descend sous le parking, se rétrécit et se termine en impasse à quatre cent quatre-vingt-dix-huit mètres. Aucune aire de retournement n’attend au bout. Un véhicule long qui s’y engage en ressort en marche arrière, et en montée. Le hameau n’a pas davantage de stationnement à lui. Les maisons s’y rejoignent par des chemins piétons, ce que les annonces de location du village précisent en mètres à faire à pied depuis la route, bagages compris.
Descendre pour se rapprocher des rochers de la Madonna ne rapproche de rien. Le parking, à 522 mètres, est le point haut du parcours : les rochers sont cent dix mètres plus bas, et ces cent dix mètres se remontent au retour, sur le même chemin qu’à l’aller. Prendre la voie en voiture en retire vingt-quatre et ajoute une remontée jusqu’au véhicule.
Le camping-car se décide en bas, pas au village
Tout se joue plus bas. Onze kilomètres de départementale depuis Barchetta, quatorze depuis Ponte Novu, et sur toute leur longueur une route de corniche où l’on se croise au pas. Un camping-car y monte. Il y monte lentement et il prend la largeur dans les épingles.
Mille cinquante mètres carrés se remplissent vite quand un véhicule long s’installe en travers. Le suivant, lui, n’a pas de repli : la chaussée de la RD 7 est étroite, ses bas-côtés ne sont pas des accotements, et une voiture arrêtée dessus oblige les autres à franchir l’axe dans un virage sans visibilité.
Avec un gros volume, deux solutions : monter tôt le matin, ou laisser le camping-car dans la vallée et finir en voiture.
Savoir qu’on s’est garé au bon endroit
On remonte du parking sur la route et on prend vers le bas du village. Soixante mètres plus loin, le monument aux morts, reconnaissable à son canon. Cinquante mètres en dessous, l’église paroissiale San Petru, dont les origines remontent au XIVe siècle. À partir de là, les panneaux « Madonna » prennent le relais à chaque embranchement et le chemin ne se perd plus.
Si aucun de ces trois repères n’apparaît, la voiture n’est pas au bon endroit, et il n’y a pas d’autre parking à chercher dans la commune.
Surface, altitudes et distances relevées en septembre 2026 sur les données de l’IGN et d’OpenStreetMap ; les durées de route valent pour une conduite normale, sans arrêt.